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  STAGES

Accueilli par THE LAND/an art site (USA), Theater Training Initiative (London), Mime Centrum Berlin, Exploratorium Berlin, Antagon theaterAKTion (Frankfurt), Nordic School of Butoh (Copenhague), et RAMDAM (Lyon),  Ephia Gburek mène régulièrement des stages pour les danseurs, comédiens, et tous ceux pour qui la poésie du corps touche à leur art.

 

Cheminer en Terrains InconnusRecherche Corporelle
dédiée à la rencontre du corps
et de son environnement


Menée par Ephia Gburek
Avec le contrebassiste Benoit Cancoin
Du 7 au 13 août 2017 à RE.SOURCES Valcivières - Auvergne - France



Écouter avec le corps. Questionner les frontières . Sillonner les interstices. Se positionner sur le seuil. Attendre. Dans un espace limite imparfait ou troué. Attendre. Près d'une limite tout à fait comparable à ce qui sépare le jour de la nuit, à peine une membrane. Attendre... Puis passer.
 

Ce stage de danse déploie l’imaginaire du corps au travers d’expériences physiques en salle et dans la nature. Conscience ouverte, corps en immersion : le terrain naturel nous lègue son instabilité, modifiant notre posture et nos pensées. Par des aller-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous élaborons une pratique d'écoute corporelle. Ainsi, nous relions le mouvement et la conscience pour dissoudre les frontières – dedans et dehors.
 

Soulève et creuse, fais le passage... Etre dans le dedans de cet endroit... Même s'il n'est pas sûr qu'il y ait un dedans ? Tu entres.
 

Après son séjour au japon au Body Weather Farm de Min Tanaka, Ephia Gburek (Djalma Primordial Science) a développé son approche de la danse en proposant quatre stages d’été de 2002 à 2006 dans le désert du Nouveau Mexique aux Etats-Unis. La recherche se poursuit avec des stages en France dans les gorges du Tarn-et-Garonne en 2008 et 2009, sur le plateau de l’Aubrac en 2010, puis en 2012 sur le Plateau du Velay en Haute-Loire. Cette dixième édition prendra place de nouveau à RE.SOURCES en Auvergne, en moyenne montagne à 900 m d’altitude. 
 

 DEMARCHE/

Je rentre dans un lieu pour connaître sa perspective. Je demande à ce lieu comment danser en lui…

Par les jeux sensoriels, par les multiples façons de voir et de recevoir, nous ouvrons des passages entre le corps et son environnement, le quotidien et le rêve, le groupe et l'individu. Rendus aveugles, nous étirons nos terminaisons nerveuses au-delà de l’enveloppe corporelle pour étendre notre perception de l’espace vivant qui nous entoure.

Changer de perspective comme changer de peau. C'est une opportunité de devenir «autre». Perdre ses repères personnels et puis humains. Changer d’échelle et se confondre avec le paysage, avec la matière, avec l'autre.

Je m’immerge, donc je manque de point de vue. Je plonge dans la matière…

La glace nerveuse se craquelle, les cristaux de sucre soupirent et se dissolvent dans le thé, la vapeur se condense sur le visage d’une pierre, la fumée se promène sur la laine du pull-over. L'humain redécouvre son rapport avec ces cousins matériels : la sciure, la rouille, le miel... Apprivoisons leurs danses exquises, infimes, qui pénètrent la physicalité de l'émotion. Existences sauvages, en deçà ou au delà de l'expression, notre entrainement  quotidien sera la métamorphose.

D’une intention claire, je me perds pour découvrir des chemins inconnus…

Faisons face à notre corps, devenu étranger à nous même. Notre corps découvre une nouvelle identité : pas d’identité. Une libération naît de la perméabilité des frontières.

 

  

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DEROULEMENT/


Une partie de la journée se passera en studio, accompagnée par la contrebasse de Benoit Cancoin.

Un échauffement intensif en cercle ouvre nos portes chaque matin et nous relie: au lieu, au groupe, à nos sensations, à la respiration et la voix. Ce cercle, un miroir-multifaces, qui se contracte et se dilate, est d'abord une pratique énergétique. Avec la précision d'un rituel, accordée au moment présent, nous éveillons la chair et les articulations autant que les circuits d'énergie. A l'intérieur de ce parcours, déjà une expérience de choeur, nous écoutons les phénomènes internes et externes, jouons avec l'élasticité du temps et les possibilités d'ouvrir et modifier une conscience collective. Nous donnons le jour au corps commun.

 

La journée se poursuit avec des explorations individuelles, avec partenaire et en groupe, suivant des consignes précises : soit guidées par les images, soit par un rapport particulier au toucher, soit en lien avec un objet ou un lieu.

Nous mettons en jeu les différents systèmes corporels qui nous composent. Nous expérimentons avec le corps la façon de moduler l’écoulement du temps et la densité de l’espace, comment le ressenti intérieur évolue avec les transformations de la posture, comment les limites de notre personne peuvent être dépassées. Délaissons notre volonté de faire (et de bien faire), pour simplement permettre l'image ou la consignedenous animer de l'intérieur.

 

En extérieur, cheminant :

En ballade nous jouons avec la transformation du quotidien: reflets, ombres, sons, passages, couleurs, rencontres, départs, détails anodins qui prennent une sens grandissant et résonnent en nous. Puis les exercices avec les yeux bandés permettent de travailler les façons de guider, de se laisser guider, de s'habituer à un terrain toujours changeant. Le corps du partenaire, ou même un objet, devient notre prothèse, une extension poétique de notre corps, ouvrant de nouveaux possibles.  


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INFORMATIONS PRATIQUES/

 

Le stage est enseigné en français et, si besoin, en anglais. Il s'addresse aux danseurs, acteurs, plasticiens et tous ceux pour qui la poésie du corps touche à leur art.
 

Arrivée : le dimanche 06 août à partir de 16h.

Départ :  le dimanche 13 août à partir de 10h.
 

6 journées de pratique, environs 7 heures par jour. Horaires: de 9 à 13 h et de 15:00 à 18h. Sessions de travail le soir occasionnellement.

Lieu de pratique du stage: Re.sources, une salle de 160 m2 avec plancher de danse, aménagée dans une ancienne bergerie située en moyenne montagne, à 900 mètres d’altitude. Le lieu se trouve un peu au-dessus du village sur la route du Col des Supeyres, à 15 minutes de la ville d’Ambert et à environ 75 km de Clermont-Ferrand, de Saint-Etienne et 120 km de Lyon.

Adresse du lieu de stage : Re.sources, lieu dit La Moronie 63600 Valcivières (FR)

Logement: Le centre d’accueil « La Cheveyre » au coeur du village de Valcivières (à 10 minutes à pied du lieu de pratique) dispose de chambres de 3 à 5 personnes avec douches. Ce gîte de groupe est réservé uniquement pour les participants du stage.

Repas : Grande cuisine au gîte pour préparer les repas végétariens ensemble. Prévoir un budget d’environ 75 euros pour des courses communes. Elles seront faites en amont et pendant le stage.

Transport: Si vous venez en transport en commun: Il vous faut arriver à Clermont-Ferrand ou à Vichy en train et là, prendre un bus TER qui vous emmène à Ambert, comptez 1h30 à 2h de bus. Le transport d'Ambert sur le lieu du stage, pour ceux arrivant par le train, est pris en charge. Autrement, un train arrive à Montbrison (à 45’ en voiture) avec une correspondance depuis St-Etienne. Nous vous enverrons la liste des participants pour organiser les éventuels covoiturages.

Divers: Pensez à prendre des vêtements chauds et confortables pour la pratique et les soirées qui peuvent être très fraîches en montagne. Des vêtements de pluie et bonnes chaussures seront indispensables.

Frais pédagogiques : 330 euros

Logement: 98 euros (pour les 7 nuitées)

Repas : 70 euros

Nombre limite de participants : 16

Pour vous inscrire, merci de nous renvoyer la fiche d’inscription qui suit. Votre place est réservée dès réception de l’acompte de 150 euros. En cas d’annulation, remboursement des arrhes moins 30% pour les frais administratifs jusqu’au 6 juillet 2017, pas de remboursement pour des désistements après cette date. Le reste du prix du stage devra être réglé avant le 30 juillet 2017.

 

Pour vous inscrire, contactez :

Ephia GBUREK, Tel : +33 (0)626310058, Email: djalmaprisci@hotmail.

 


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FROM SUMMER's PAST... 
integrating with/ disintegrating into: THE LAND (2002-2006). 

dance workshops led by Djalma Primordial Science
in the desert of Mountainair, New Mexico. 

Statements from workshop participants:

"I can feel the effects of it in my bones and in my heart and, well, in my courage. The fact that the workshop and the dance itself are so physically AND emotionally demanding helped me to put my mind into my body, and manifest both right here, on the surface of the earth. I think the work you're doing is very important, that I am honored to have participated in it." Benjamin Walsh, filmmaker


"This has been the closest I have felt to nature ever--nature, my own nature. Smashing my face in the soil, walking through prickly trees, searing the earth with the soles of my feet. Feeling my body’s presence I can begin to understand that I am from the Earth. In this way death can be thought of as a journey home." Shada McKenzie, visual artist


"I deeply appreciate the uncompromising, the continual push of the limits of my physicality and the limits of my perception. I have broken and healed many times throughout the workshop; I leave transformed." Rosie Brandenburger, musician/environmentalist
 

"Things knotted up inside me unraveled: it had to do with the small becoming large and the large becoming small; the close distant, the distant intimate. Attachment and its relationship to violence. Disintegration and its relationship to Love. Everyday I got to enter another world and to explore how much of the other worlds I could bring back with me, how much of myself I could leave there. Each exercise was a multi-dimensional poem: perfect little poems expanding and contracting in all directions, out to the bear star and as deep as my spleen. I loved to listen to the instructions, the phrasing, the images, the pace. Language itself became a rabbit hole." Melanie Noel, poet


“I have not forgotten what it was like rolling into some worm like existence, morphing into wiry and crooked trees whose elderly lifeless limbs lay strewn about pushing accusatory suggestions into the body i once knew, the inspiration of which released me into the exquisite beauty and pain of a tree and its' being, and i must wonder, perhaps as i catch glimpses of nearly forgotten dreams, like rain. a flash or a flicker of some sun beaten synaptic landscape that sits up as quick as mountain’s form and begs to know if the tree became me ? or i became the tree? ” Ken Cornell, experimental musician

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