AGENDAE
PERFORMANCES //


Cytotec
d'Anooradha Rughoonundun
par la Compagnie Djalma Primordial Science
Création 2025 - Coproduction Théâtre Le Verso; Aide à l’expérimentation 2025 : Ramdam, un centre d’art
Mise en scène et danse Ephia Gburek | Récit, chant et jeu Anooradha Rughoonundun | Musique électroacoustique Gwennaëlle Roulleau |Accordéon et compositions sonores Vincent Valente | Création lumière Olivier Richard | Scénographie Raphaël Thibault | Costumes Liliam Dooley | Photographe : © Seghir Zouaoui
représentations à venir...
le 12 décembre 2025 à 20h au RAMDAM, UN CENTRE D'ART
le 30 avril 2026 à 14h au lycée Honoré d'Urfé à Saint-Étienne :
pour les élèves en cours de philosophie et en BTS cursus Économie Sociale et Familiale
le 15 octobre 2026 à 20h à La Comète à Saint-Étienne :
suivie d'un stage du 17 au 18 octobre autour de la démarche artistique et des thèmes de la pièce
date à préciser au « Arts et Naissant », séminaire de recherche interdisciplinaire, Université de Franche-Comté.
Cytotec raconte deux histoires parallèles et vertigineuses : Celle de Youri Gagarine, premier homme à quitter le champ gravitationnel de la terre, et celle de Natasha, sa compagne. À l’instant où Youri affronte les dangers du premier vol spatial, Natasha, enceinte, choisit d’interrompre sa grossesse. Elle subit les séismes du médicament abortif « Cytotec ». Son acte sera voilé de secret, chargé de risque et de solitude.
L’histoire enfouie de cette femme qui avorte clandestinement surgit à travers le corps de la danseuse, la voix de l’autrice et les compositions sonores. Au-delà d’une simple revendication du droit à l’avortement, Cytotec ouvre un espace de résonance pour ce qui est si souvent traversé en silence.
Imagine Youri : tout est noir dans une lumière violette. Le temps s’étrangle. Les lieux s’absorbent. Je n’entends rien d’autre que mon ventre gonfler – ou est-ce le vacarme de l’univers, toujours en expansion ? Imagine : dans mon corps un grand vide, dans ma main quatre pilules. C’est elles qui doivent sortir le grand vide de mon corps. Je suis dans les toilettes car dans ce pays il n’y a pas d'endroit où avorter dans la lumière.
Plus d'informations ici...
WORKSHOPS //
SE FONDRE DANS LA MATIÈRE
recherche dansée – body weather
menée par Ephia Gburek
agenda des stages en 2026 ||
journée d'immersion à Saint Étienne
le 28 mars 2026 | de 10h à 18h (avec la musique de Vincent Valente à l'accordéon)
à la Fab-Ka 127 rue de la Richelandière 42100 Saint Étienne
Tarif : 55€ / tarif réduit : 45€ (+ 5€ adhésion annuelle)
DATE LIMITE DES INSCRIPTIONS : le 21 mars 2026
Inscriptions :
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+33 (0)6 26 31 00 58
stage de 4 jours à Grenoble
du 16 au 19 avril 2026 | de 09h45 à 18h
organisé par 1001 Spirales à la MJC des Allobroges, 1 rue Hauquelin à Grenoble
Tarifs : early bird 200€ jusqu’au 26 mars / puis 230€
Inscriptions et détails : SE FONDRE DANS LA MATIÈRE – 1001 Spirales
stage intensif à Melpignano, Italie
du 8 au 20 juin 2026 | 7 à 8 heures de pratique par jour
Ephia Gburek est artiste-enseignante invitée au programme master "Contemporary Performance-Making Practices " de l'Estonian Academy of Music and Theater pendant son trimestre de séjour en Italie. Ce stage intensif sera mené en anglais et accompagné par la musique de Vincent Valente à l'accordéon. La pratique sera partagée entre temps d'exploration en studio et temps d'immersion en extérieur. Quelques places sont disponibles pour des stagiaires hors programme CPPM. Pour poser votre candidature, contacter :
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stage de 2 jours à Massia, Estonie
pendant le Tantaumassiiv Festival du 1ᵉʳ au 19 août 2026 |
Le thème de ce festival de danse est “dreams must explain themselves” (phrase tirée des écrits d'Ursula Le Guin). Le festival invite plusieurs artistes-intervenants, et demande la présence des participants sur la durée du festival. Avec Ephia Gburek, à travers le corps dansant, nous chercherons la conjoncture de nos perceptions sensorielles et de notre imagination pour rendre poreuse la frontière entre le rêve et la réalité, entre mondes animés et inanimés. La pratique sera partagée entre temps d'exploration en studio et temps d'immersion en forêts environnantes. Inscriptions et détails :
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Lieu : MASSIA
SE FONDRE DANS LA MATIÈRE
Attendre. Tendre vers, relier dedans et dehors, se relier à l’autre, jeu de tensions, d’attention...
Par des allers-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous découvrons une danse qui relie l'écoute sensorielle et l’imaginaire. Jeux perceptifs, étirements temporels, corps-poétiques en mouvement nous invitent à délaisser notre corps quotidien. Cherchons un point de contact qui nous re-situe, nous aide à ressentir : enveloppe de peau, rhizomes nerveux, pulsations cardiaques, expansions brumeuses, effondrements de terrain. Notre anatomie humaine se fond et se confond avec la matière ; en retour, la matière nous lègue ses reliefs, sa porosité et son aisance à la transformation. Une opportunité de devenir délicatement « autre » ensemble. Notre danse sera un acte de métamorphose.
Le stage s’adresse aux danseurs, comédiens, plasticiens et à toute personne curieuse d'arpenter les paysages intérieurs du corps.
À travers la danse, qui est d’abord un acte d’écoute, Ephia Gburek partage ses interrogations corporelles sur la présence, l'accompagnement de l'autre, les liens entre le corps et l'objet, le corps et la matière. Sa recherche chorégraphique questionne les limites entre l’animé et l’inanimé. Elle ralentit son corps pour arriver à l’endroit précis où le mouvement se détache insensiblement de l’immobilité. Cette dilatation du temps permet à son corps de s’éloigner de la vie active et volontaire de l’humain et de se rapprocher d’états de la matière : un glacier qui fond, une goutte d’encre qui se dissout dans l’eau, une pierre sculptée par le monde qui s’agite autour d’elle.
DÉROULEMENT//
Le matin, un échauffement intensif, tel « un accordage », nous relie : aux différentes strates du corps, à nos sensations, à la respiration, à la voix, aux autres. La pratique se poursuit avec des explorations en solo, avec un partenaire ou en groupe. Ces expériences dansées sont guidées par un langage poétique ou des « consignes d'écoute » qui stimulent l'imaginaire, participent à transformer notre présence physique et nous aident à amplifier notre perception du monde.
Nos improvisations nous amènent à changer de matière comme à changer de peau et donc à explorer différents liens au sol, à la gravité, aux appuis dans l'espace, aux densités de tonus. Nous jouons avec l'écoulement du temps et la possibilité de créer une conscience collective. Parfois, un objet inerte nous accompagne : devenu une extension de notre anatomie, prothèse sensible, il nous aide à découvrir de nouvelles danses. Parfois, notre partenaire est un autre corps humain : via différentes approches du toucher, via des rôles actifs ou réceptifs, nous explorons le lien à l'autre avec une écoute la plus vaste possible.
Pour plus d’informations et pour lire les commentaires des participants des stages précédents, visitez : workshops